Le sanctuaire

nachtvanmaria« L’ambiance est toujours sereine et très sainte, comme on ne le voit plus nulle part… et en même temps il y règne une sorte de joyeux chaos. »

De même qu’il n’existe pas deux personnes identiques, il n’y a pas deux lieux de pèlerinage qui se ressemblent. Warfhuizen aussi possède un caractère bien particulier en tant que sanctuaire marial. Ainsi, il y a le fait qu’il se trouve parmi les pèlerins beaucoup de parents désolés, qui se font des soucis pour leurs enfants, ou qui ont même perdu un enfant. Celui qui feuillette le livre des intentions de prière voit des exemples de parents d’enfants avec toutes sortes de difficultés. Dans ce livre, nous rencontrons des maladies de tout genre, dont beaucoup d’enfants avec un cancer, des affections génétiques, des lésions après un accident. Des enfants ayant une maladie psychique aussi sont étonnamment souvent confiés aux soins de Marie. Il est frappant, à cet égard, que Warfhuizen est très populaire auprès de parents d’enfants souffrant de schizophrénie. Nous rencontrons aussi souvent, à Warfhuizen, le phénomène typiquement moderne d’enfants en conflit avec leurs parents, qui ne veulent plus voir leurs parents. Enfin, il y a, bien sûr, les parents qui ont perdu un enfant à la suite d’une maladie, d’un accident, ou même pour cause de meurtre ou d’homicide.

kerkbuitenToutes ces personnes se sentent consolées à Warfhuizen par une mère qui sait ce que souffrir veut dire. Elles se sentent comprises d’elle, soutenues par elle. Mais comme c’est toujours le cas chez les catholiques : on confie tout à Marie, que ce soit grave ou non. Donc pas seulement les accidents mortels et les chimiothérapies, mais aussi les examens pour le permis de conduire, les genoux fragiles et les hémorroïdes. Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi.